Route Sénoba – Ziguinchor : l’enfer du Sud sur 145 km

Route Sénoba – Ziguinchor : l’enfer du Sud sur 145 km

En parcourant Sénoba – Ziguinchor, on a tendance à oublier qu’on vit au Sénégal. Les voyageurs vivent un véritable calvaire. La route entre les deux villes est une catastrophe pour ne pas dire « l’enfer » de Casa. La fin des travaux sera une aubaine pour toute la région du Sud.

On avale la poussière sur une distance de 145,5 km.  Il faut s’armer de masque, de foulards, ou autres objets pouvant diminuer la charge de carrière. Les travaux sont certes en cours mais ils marchent au ralenti. Et dire que l’hivernage débute souvent au mois de mai en Casamance.

Pendant 3h24, les voyageurs rebondissent de leurs sièges, se cognent involontairement dessus. Yeux rouges et têtes rouges de poussières, ils supportent sans pouvoir réagir et taclent l’État du haut des engins mécaniques, stationnés sur chaque kilomètre. « C’était la même chose en juillet. Les travaux n’avancent pas. C’est pénible cette route. On dirait qu’on n’est pas au Sénégal. Les populations vont souffrir durant l’hivernage si les travaux ne sont pas bouclés », fulmine un voyageur dépité et affaibli en cette période de Ramadan.

C’est vers Bounkiling qu’on commence à voir un peu plus clair. La poussière se dissipe un peu mais la route n’est pas aussi fameuse. Il y a des trous de gauche à droite. On voit enfin un camion-citerne aspergeant le sol d’eau. Cette technique devait être au moins utilisée depuis Sénoba, où la latérite est plus présente.

En janvier dernier, le chef de l’État, Macky Sall demandait l’accélération des travaux de réhabilitation de cette route vont coûter 115 milliards de francs. « Le chef de l’État demande au ministre (…) du désenclavement d’intensifier en 2022 (…) et d’accélérer les processus de réhabilitation de la route Sénoba-Ziguinchor (…)», indiquait le communiqué du Conseil des ministres.

La fin des travaux sera fortement saluée par les populations qui sont coupées du reste du pays. Dans la mesure où, le bateau ne vient pas chaque jour à Ziguinchor. Les bus Dakar Dem Dikk ne desservent pas au quotidien dans cette partie du pays. Il faut réserver à l’avance. De ce fait, les bus urbains, les voitures 7 places, entre autres moyens de transports, souvent peu conventionnels, assurent la liaison. Le désenclavement de la Casamance sera une aubaine pour l’économie du pays.

Ngoné GUÈYE

 

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