JOJ Dakar 2026 : le Sénégal mise sur sa jeunesse pour renforcer son soft power

À une semaine du coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) a appelé les ambassadeurs accrédités au Sénégal à faire de cet événement un levier de rayonnement international. Lors d’un déjeuner avec les représentants diplomatiques, il a mis en avant la jeunesse, la Teranga et le sport comme instruments de promotion de l’image du Sénégal à travers le monde.
« Avec les JOJ, je vous propose d’ajouter une quatrième dimension à notre soft power : notre jeunesse », a-t-il déclaré devant les diplomates, soulignant l’importance de cette compétition qui réunira environ 2 700 jeunes athlètes issus de 200 pays.
Pour le président du COJOJ, les JOJ Dakar 2026 dépassent largement le cadre sportif. Ils constituent une occasion pour le Sénégal de renforcer son influence internationale grâce à son hospitalité, à sa capacité d’organisation et aux échanges entre jeunes de différentes nationalités. Pendant quinze jours, les participants seront réunis à Dakar, Diamniadio et Saly, dans un environnement propice au partage et à la découverte de cultures différentes.
Le sport, un outil de rapprochement entre les peuples
Dans son intervention, le responsable du COJOJ a insisté sur la capacité du sport à rapprocher les peuples, y compris dans des contextes où les relations diplomatiques sont difficiles.
« C’est ça, le soft power des JOJ. Il ne s’écrit pas dans les communiqués. Il se vit à la cantine du Village », a-t-il souligné, illustrant ainsi le rôle des interactions quotidiennes entre les jeunes dans la construction de liens durables.
Au-delà des performances sportives, les Jeux devraient offrir une plateforme de rencontres et de dialogue entre les délégations participantes. Une dynamique que le Sénégal entend mettre à profit pour promouvoir son image de pays accueillant et ouvert sur le monde.
Une vitrine internationale pour le Sénégal et l’Afrique
Le président du COJOJ a également présenté les Jeux comme une occasion de renouveler le regard porté sur le continent africain. Évoquant son intervention à Washington devant la Banque mondiale, il a invité les partenaires internationaux à considérer Dakar 2026 non seulement comme une compétition sportive, mais aussi comme une opération de rayonnement et d’attractivité pour le Sénégal.
Il a notamment évoqué la couverture médiatique internationale attendue, avec quelque 500 journalistes annoncés, ainsi que la mobilisation de jeunes issus de plusieurs pays pour contribuer à l’organisation de l’événement.
Le dispositif prévoit également la mise en place d’un Observatoire de l’héritage, en collaboration avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), afin de mesurer les retombées des Jeux au-delà de la compétition.
Pour le responsable du COJOJ, cette dimension est essentielle : Dakar 2026 doit laisser des acquis durables et permettre au Sénégal de valoriser son savoir-faire dans l’organisation de grands événements sportifs.
Les ambassadeurs appelés à jouer un rôle actif
S’adressant aux représentants diplomatiques, le président du COJOJ les a invités à participer pleinement aux festivités, en encourageant notamment les jeunes et les membres des diasporas à assister aux compétitions.
Il les a exhortés à se rendre dans les sites sportifs, notamment au stade Iba Mar Diop, pour découvrir des disciplines comme le breaking et le skateboard, mais aussi pour partager des moments avec les populations locales.
Il a également insisté sur l’importance de prolonger cette dynamique après la clôture des Jeux, prévue le 13 novembre 2026, en relayant dans leurs pays respectifs l’expérience vécue au Sénégal.
« Dakar 2026 n’est pas une affaire du COJOJ. C’est une affaire du Sénégal. Et le Sénégal, c’est vous aussi », a-t-il lancé aux diplomates, les appelant à s’approprier cet événement historique.
Prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026 à Dakar, Diamniadio et Saly, les JOJ seront les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés sur le continent africain. Pour le Sénégal, l’enjeu sera autant sportif que diplomatique, avec l’ambition de faire de cette première africaine une vitrine de sa jeunesse, de son hospitalité et de son ouverture au monde.



